Paroles de Ligériens -

Paroles de Ligériens

Des chansons et des livres,  le parler de mariniers, des anecdoctes et des secrets de Loire... à découvrir.

Ces chants de Loire

Ces chants de Loire

Autrefois, le quartier Notre Dame était appelé "le quartier Moufetard". Chaque année pour leur fête, les habitants du quartier composaient une chanson ! Celle-ci date du XXème siècle sur l'air de "Auprès de ma Blonde":

Chalonnes est une jolie ville, Qui mire son front dans les eaux
De la Loire coulant tranquille, Entre de verdoyants côteaux
En buvant le vin, chantons ce refrain :
A Chalonnes on vit bien à l'aise, on aime pêcher le goujon
Notre vin ne vous en déplaise, est le meilleur de la région 
Suite de la chanson en cliquant sur le lien suivant:
res/site144985/res751685_Chanson-quartier-notre-Dame.pdf 

 -Quand la Bretagne chante la Loire et Chalonnes, cliquer sur le lien ci dessous pour écouter la chanson"les trois mariniers"
res/site144985/res749932_trois-mariniers.wma

-  LA BOULINE, chansons de la Marine de Loire et de la Marine océane
www.labouline.com

Des CD à découvrir:
- NO SURRENDER de Jacques BERTIN
- DESCENTES  de Hélène et Jean François
- Les Fis d'Galarne, Marine de Gien et du Pays Giennois


Ces anecdoctes de Loire: L'histoire vraie du cul d...

Ces anecdoctes de Loire: L'histoire vraie du cul de la grande Jeanne


Nouveau: Le cul de la Grande Jeanne
Lorsque le vent venait à manquer, les bateaux se mettaient à l’abri dans une anse qui souvent portait un nom. L’un de ces ports d’attente, face à Serrant, portait l’appellation savoureuse de « Cul de la Grande Jeanne ». Bien sur, cela donnait lieu à de délicates plaisanteries. Par exemple, lorsqu’un train de bateaux remontait le fleuve et passait à proximité d’un village, l’une des épouses de marinier, cherchant à savoir où était son mari et son bateau, criait aux marins : « Avez-vous vu Elie Guillot, s’en revient-il ? ».
Une voix gaillarde ne manquait pas de répondre « t’en fais pas la Louise, l’Elie craint pas les courants d’air, l’est ben au chaud, l’est dans l’Cul d’la Grande Jeanne ! ».
(J. et C. Fraysse – Les mariniers de la Loire en Anjou).

L'histoire vraie de Vert Vert le perroquet porte parole des mariniers
Vert-Vert est un perroquet célèbre, recueilli dans un couvent de Nevers.

« A Nevers donc, chez les Visitandines, vivait naguère un perroquet fameux ».
Ainsi commence l’histoire de Ver-Vert, écrite par Jean Baptiste Gresset, jésuite et professeur de rhétorique qui écrivit en 1735 « Ver-Vert ou les voyages du perroquet de Nevers ».

Elevé par les sœurs, ce « perroquet dévot » parle un langage chrétien. Réclamé par des religieuses nantaises, il est confié à un batelier de la Loire. Naturellement, il apprend sur le bateau le vocabulaire des matelots et des femmes légères. Arrivé à destination, le perroquet jure comme un marinier. Les religieuses nantaises, épouvantées, le renvoient à Nevers où l’on a le plus grand mal à lui réapprendre le latin, mais où il finit ses jours entouré de sollicitude, au point qu’il en meurt d’indigestion ».

Par un simple aller retour en bateau entre Nevers et Nantes, ce perroquet devint le plus célèbre voyageur de la Loire. Il est le porte parole d’une légèreté de mœurs de l’époque et le porte parole des mariniers du grand fleuve.

Vert-Vert fut, en 1842, le nom du « Journal des salons et des théâtres ».

Ces livres de Loire

Ces livres de Loire

Quelques livres et magazine à lire au bords de l'eau..

- Vie quotidienne de la Marine de Loire de Jeanne et Camille FRAYSSE
- Les mariniers de Loire en Anjou de Jeanne et Camille FRAYSSE
- L 'épopée des mariniers de Loire de Raoul TOSCAN, Edition Pyremonde
- Des hommes et des bateaux sur la Loire de Hubert Pasquier et Jean Bourgeois, édition Bourgeois- Pasquier
- Navigations intérieures de Bernard Le Sueur, édition Chasse-marée
- La Loire et ses caprices 1982 une mémoire de l'association Les Boutons de Saule
-  La Loire et ses terroirs www.loire-et-terroirs.fr/
- Un audio livre consacré à «Vent de Travers», constructeur de notre toue cabanée Rève de Gosses,  3h30 mn, CD MP3, 20 euros. Pour commander, cliquer sur le lien


Nouveau:
- Dictionnaire des Amoureux de la Loire de Daniele SALLENAVE, édition PLON
- L'Anjou, entre ardoise et tuffeau de Jacques BOISLEVE et Dominique DROUET édition GESTE
- La Loire et ses terroirs N° 89 été 2014, article : Quand le bois prend forme et donne naissance à un gabarot
- Franchir la Loire édition La Loire et ses terroirs

Ce parler des mariniers

Ce parler des mariniers

Cette rubrique vous invitera au fil de l'eau à découvrir ces mots ou expressions de Loire que souvent seuls des initiés pouvaient comprendre!

Bourde – longue perche, armée à, son extrémité inférieure d’un fer à deux cornes, dont les mariniers se servent pour pousser les bateaux. A ne pas confondre avec la gaffe dont une des cornes est recourbée en crochet.
 
Bourderc’est s’arrêter, user de la bourde pour arrêter le bateau. Les laboureurs utilisent aussi ce mot, ils bourdent deux fois par jour, le midi et le soir.
 
Bournélerterme de marine, désignant l’action d’arrêter brusquement un des bouts du bateau pour l’obliger à tourner sur place d’un certain angle, devant un obstacle surgissant à l’improviste.
Au lieu d’utiliser une bourde pour cette manœuvre, le marinier se sert parfois d’un bâton de quartier, beaucoup plus lourd et épais et qui se place dans les rançoires (encoches à l’avant du bateau).
 
Bouterpousser un bateau à la bourde.
 
Hausserée chemin de halage qui servait à la hausse des bateaux, à l’aide d’un gros cordage appelé haussière. Sur les gravures, on est toujours étonné de voir que ce câble n’était pas fixé à l’avant du bateau, mais au sommet du mât. Pourquoi ? Pour éviter que l’haussière se prenne dans les buissons, nombreux en bordure de rives.

Malle à quatre nœuds : mouchoir dans lequel étaient placées les choses à transporter. Il était noué aux quatre coins, glissé sur un bâton, on le portait sur l’épaule.(Camille Fraysse)

Nouveau: grève de sable à grève générale
Le mot grève, au milieu du XII°siècle, a le sens de « plage de sable » ou de « terrain plat situé au bord d’un cours d’eau ou de la mer », il descend du latin populaire grava « sable, gravier », mot d’origine gauloise. Du mot grève provient, dès le milieu du XIII°siècle, le nom de la place de Grève, située au bord de la Seine à Paris (aujourd’hui place de l’Hôtel de Ville) où longtemps ont eu lieu les exécutions et où, dès le début du XIX°siècle, les ouvriers sans travail avaient l’habitude de se réunir dans l’espoir d’être embauchés. C’est pourquoi être en grève a le sens (jusqu’en 1845 environ) d’« attendre de l’ouvrage sur la place de Grève » ou de « chercher du travail ». C’est vers 1850 que l’on assiste à un glissement de sens de grève (absence de travail) à grève (cessation concertée et collective du travail). C’est à la même époque qu’apparaît le mot gréviste dans le sens de « personne qui prend part à une grève ».

et encore des mots à venir...